L’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem

De novembre 1 095 où le pape Urbain II appelle à la première Croisade à 1998, c’est à une vaste rétrospective que nous invite l’auteur (1). Toute la chronologie de l’Ordre, devenu plus tard de Rhodes et de Malte, est évoquée. Les croisés rescapés prenant d’assaut Jérusalem et qu’ils mettent à sac dans une folie meurtrière, en juillet 1099, le frère Gérard appelé déjà « L’Hospitalier » qui poursuit son œuvre de bienfaisance en plein massacres et incendies : l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem est né. Le récit des combats en Terre sainte aux batailles navales en Méditerranée se déroule en une belle fresque qui démontre la passion pour le sujet et la documentation réunie pour le traiter. Les chevaliers-soldats, bien décidés à ne jamais reculer devant l’Infidèle, jurent de se battre en tous lieux à un contre trois s’il le faut, de ne jamais se rendre et de ne « jamais baisser la bannière de l’Ordre ». Avec un tel serment, ils seront redoutés dans toutes les batailles par leurs ennemis, corsaires ou pirates. Inutile de préciser que les pertes dans leurs rangs seront sévères. L’épilogue militaire de l’Ordre semble se situer en juin 1565, jour de la Saint-Jean, où, assiégés dans le fort Saint-Ange, ils découvrent les cadavres de leurs frères morts au Saint-Elme flottant sur le chenal. Les Turcs les ont revêtus de leur soubreveste rouge de combat. Au-dessous, les frères Hospitaliers ont la poitrine ouverte en forme de croix, le cœur arraché et la tête tranchée. La chute des Templiers, de 1307 à 1314, y est excellemment racontée. Le refus de Jacques de Molay d’unifier les ordres frères signera son arrêt de mort mais sauvera la pérennité de l’Ordre. Les accusations de l’horrible Inquisition, au commandement de l’implacable Philippe-le-Bel, mèneront 54 moines soldats sur le bûcher, en 1 310.Le roi triomphe : sa dette est effacée et le domaine foncier de l’Ordre tombe dans son escarcelle. Beaucoup de souffle et un ouvrage passionnant.

(1) « Chronologie des Hospitaliers » — Maurice Caron — Editions Atlantica — mars 2006 — 20 €.
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